Doucement la tristesse s'estompe...

arrimée aux différents j'en oublie combien le vrai respire mon parfum...un parfum aux couleurs d'hier et promesses infinies...

un sens, un courant se dessine, sans dérive, du verre dans les cheveux...une silhouette sous mes doigts, du moi en devenir, une peau nouvelle, mutation sensorielle...

des volants, des talons, le vent qui court sous le tissu et qui soulève ce que je n'ose encore croire...confondre des habitudes et me créer de nouvelles marques, les anciennes sont toujours là mais avec des contours autres...comme si il s'écrivait à nouveau une partie de ce que je fus, de celle que j'étais...radical, cela ne pourrait l'être...une apparence divergente mais une âme identique...

un espoir? une désillusion? une chance? non, juste une vie, la mienne, qui se poursuit et qui modèle mon corps...des frissons, moins d'appréhension...

animale, les doigts tendus, les lèvres mi closes...

me regarderas tu encore...