Ce corps nu, au dos lacéré...lacéré par l'envie d'expier...cette image qui inonde ma rétine et ce désenchantement d'y avoir cru...

il y a un noeud sur mon épine dorsale, un noeud aussi coulant que celui qui m'a laissé suspendue au vent un soir d'avril...

battre des paupières et s'obliger à fixer les couleurs...les dunes chantent encore...et des larmes qui font fleurir des sourires...

"tes yeux ne se lisent pas"...mes yeux fondent ce que tu n'entendras jamais...

et s'arrêter pour écouter une vérité à la sincérité teintée de tendresse...

rêver à s'en faire sauter le coeur, rêver à s'en faire oublier de vivre...

certaines feuilles sont encore blanches, comme maculées d'un secret...je fais couler l'encre et du bout du doigt j'esquisse un désir...une danse...

claquement de cuir...

mes yeux retiennent la douleur...

mes yeux l'ont retenue assez longtemps...

le temps de ne plus entendre résonner tes craintes...